République Française
Santé Publique Française
1000 premiers jours
1000 premiers jours

12 résultats pour votre recherche : violence

Icône chambre
La violence au sein du couple a des conséquences importantes sur la santé de la mère et du bébé. Lorsque la mère subit des violences cela constitue un danger pour elle et son enfant.
icon exterieur
L’autorité parentale doit être utilisée sans violence physique, verbale ou psychologique. Quand on passe du temps avec bébé, c’est important de lui parler, même s’il ne parle pas encore ou maîtrise peu de mots On peut utiliser des mots simples, mettre des mots sur ce qu’il ressent ou essaye de dire, nommer les objets autour de nous ou nos activités.

Découvrir son enfant

Relation parent-enfant

une femme à genoux à côté d'un très jeune enfant en train de lui parler suite à une bêtise

Les violences éducatives

On peut tout à fait poser des limites à son enfant sans violence. Que sont les violences éducatives ordinaires ? Quand un parent a des mots ou des gestes brutaux ou violents envers son enfant, on parle de violences éducatives ordinaires.

Devenir parent

Bouleversements de la grossesse

une jeune femme prostrée sur un canapé

Les violences dans le couple

Il est donc important de savoir la reconnaître puis demander de l’aide. C’est important car souvent, la violence conjugale empire au fil du temps et ne s’arrête pas avec l’arrivée de bébé.

Etre accompagné

Aides et droits

une femme en détresse psychologique apparente à côté de son nourrisson

Les numéros d'urgence à connaître

Si on est victime de violence conjugale, ou si on connaît quelqu’un dans cette situation, on peut appeler le 39 19. Ce numéro est à notre disposition pour nous écouter, nous informer et nous accompagner.

Devenir parent

Bouleversements de la grossesse

Un homme plie du linge pendant qu'une femme enceinte lit sur le canapé

Le couple pendant la grossesse

On ne se rend pas forcément compte que l'on rentre dans une situation de violence. BON A SAVOIR On peut consulter le site Question Sexualité pour en savoir plus sur la sexualité pendant la grossesse. Communiquer durant cette période permet de mieux connaitre les histoires personnelles, l’éducation, la vision que l’autre a du couple, de la famille.

Découvrir son enfant

Relation parent-enfant

une femme enceinte, un homme et un enfant d'environ 2 ans sont en interaction

L'importance des moments de connexion parent-bébé

Bien avant de savoir parler et avant même de naître, bébé communique déjà avec nous à sa manière. Très tôt, on peut donc être attentif à ce qu'il exprime et lui répondre ! C’est une des meilleures façons d’accompagner son développement psycho-affectif, et même de construire sa bonne santé future. Les moments de connexion parent-bébé sont aussi une grande source de bien-être et de joie pour nous. Se connecter à son bébé, ça veut dire quoi ? Etre en connexion avec son bébé, interagir avec lui, c’est être attentif à lui, se mettre en condition pour essayer de le comprendre et répondre de manière adaptée à ce qu’il exprime. On se répond, on s’adapte ensemble au comportement l’un de l’autre. Les moments de connexion sont avant tout des moments d’échange et de plaisir où l’on se sent en phase. Pourquoi ces moments de connexion parent-bébé sont-ils bons pour la santé de bébé ? C’est dans l’échange avec les autres et avec le monde extérieur que le cerveau de bébé se développe. A chaque fois que bébé comprend que ses actions produisent des réactions chez les autres, de nouvelles connexions se forment dans son cerveau. Cela lui permet d’apprendre, de comprendre, de nommer, d’ajuster son comportement en fonction des réactions qu’il reçoit. Ses capacités de communication se consolident ainsi, naturellement. Montrer à bébé que nous avons compris ce qu’il a exprimé - que ce soit de la curiosité, de la joie, de la crainte, de la douleur... - renforce la confiance qu’il a en nous et en lui. Et cela consolide aussi le lien d’attachement. Le lien d’attachement parent-enfant a une très forte influence sur le développement de bébé. Lorsqu’on répond à ses besoins, notamment avec des moments de connexion fréquents, bébé gagne en confiance pour explorer son environnement. Cela favorise aussi son estime de lui, car il comprend qu’il mérite de recevoir de l’attention. Cette perception positive de lui-même facilitera plus tard : le développement de sa confiance en lui, sa capacité à avoir de bonnes relations avec les autres, sa capacité à réguler ses émotions. Ces compétences lui serviront à l’âge adulte et pourront même impacter sa santé future. Peut-on interagir avec son bébé tant qu'il ne parle pas ? On croit parfois que l’on peut communiquer avec son bébé seulement quand il apprend à parler. En réalité, les interactions commencent bien plus tôt ! Pendant la grossesse déjà, bébé est sensible à la voix et au toucher du ventre de sa maman. Il peut jouer en bougeant et en donnant des coups de pied. Parfois, en fin de grossesse, quand on lui parle ou qu’on lui fait écouter de la musique, on peut sentir qu’il bouge en réponse. C’est déjà une façon de communiquer avec bébé et de créer une relation avec lui. A la naissance, les premiers échanges avec bébé sont très forts en émotions. On fait connaissance en se regardant, en se touchant, en se respirant, en s’écoutant. Le contact peau à peau, par exemple, est un moment de connexion très fort. En plus de rassurer bébé, il renforce les connexions neuronales essentielles au développement physique, social, émotionnel et cognitif de bébé. Et les parents aussi profitent de ce moment d’apaisement et d’attachement. Ensuite, tout au long de sa petite enfance et même s’il ne parle pas, bébé communique de nombreuses manières : avec ses regards, ses gestes, ses pleurs, sa voix, ses mimiques, son langage à lui… Avant que bébé commence vraiment à parler, on peut déjà mettre des mots sur ce qu’il essaie d’exprimer, mais aussi sur ce qu’il montre, ce qu’il touche, ce qu’il tente d’attraper, ce qu’il goûte... Quels sont les meilleurs moments pour se connecter à son bébé ? La plupart des interactions entre parent et enfant se font dans les activités de la vie quotidienne sans même que l’on ait besoin d’y penser : pendant les repas, le bain, le change, en promenade, pendant les jeux, au moment du coucher… Ce sont naturellement des opportunités d’échange avec bébé. Même si ces moments passés avec bébé reviennent quotidiennement et deviennent parfois un simple réflexe, ils sont une opportunité de passer du temps ensemble et une série de moments à partager. En toutes circonstances, notre bébé perçoit nos intentions à travers le ton de notre voix, nos regards, nos gestes. Il peut à son tour y réagir avec ses mimiques, ses gestes, son langage à lui… Quel que soit le moment de la journée, on favorise son bon développement avec : notre attention chaleureuse et bienveillante à ce qu’il ressent, nos encouragements dans ses découvertes, nos câlins et gestes rassurants quand on le sent inquiet ou agité. C'est quoi une interaction de « qualité » avec bébé ? Avoir une interaction, un moment de connexion de « qualité », ce n’est pas chercher à faire des activités « extraordinaires » avec bébé, mais juste « être » complètement présent avec lui, en lui donnant toute notre attention. Il s’agit : d’observer son bébé et être à l’écoute de ce qu’il vit, de ce qu’il ressent, pour répondre correctement à ses besoins, de lui témoigner notre amour avec des mots et des gestes, de s’intéresser à ce qu’il fait, le suivre dans ce qu’il a envie de faire, dans ses explorations. Comment se connecter à son enfant quand on manque de temps ? Il n’est pas toujours facile de trouver le temps pour des moments d’interaction de qualité : il faut aussi s’occuper de soi, de la maison, du travail, des frères et sœurs quand il y en a… On peut alors réfléchir en famille à une nouvelle organisation et à la répartition des tâches pour nous libérer un peu de temps. Ne soyons pas trop exigeant envers nous-même : tant pis si la maison n’est pas aussi propre que l’on aimerait, et si les amis apportent le dîner quand ils nous rendent visite ! Le plus important, c’est de profiter ensemble des bons moments partagés. Et quand on travaille, qu’on est moins présent en semaine, on peut toujours se réserver des temps dédiés à bébé sur ses jours de repos ou prévoir un petit moment avant le coucher. Ce qui compte est de passer un moment de qualité en étant complètement disponible, même si c’est moins souvent. Pourquoi les écrans nuisent-ils aux interactions avec bébé ? On peut avoir du mal à réagir à ce qu’exprime notre bébé parce que les écrans captent notre attention. Il est facile de se laisser distraire par nos écrans, qui nous interrompent, dans les moments du quotidien. Ils nous rendent, nous les adultes, moins disponibles et moins attentifs à bébé, et diminuent donc la quantité et la qualité des moments de connexion. On essaie alors de se réserver des moments dédiés à bébé, sans écrans pour nous … …ni pour lui, car il n’est pas conseillé de mettre un enfant de moins de 3 ans devant un écran. Son attention peut être complétement captée, détournée par l’écran de la télévision ou de notre téléphone. En quoi les échanges avec son bébé sont-ils bons aussi pour le parent ? Les moments d’échange entre le parent et son bébé permettent au parent de mieux décrypter les émotions et les besoins du bébé. Cela aide à prendre confiance dans son rôle de parent et à nourrir la relation… et ainsi générer des interactions de qualité : c’est un cercle vertueux. Ces moments où l’on se sent connecté à son bébé sont aussi des moments de plaisir pour le parent. EN BREF Les interactions avec bébé, c’est par exemples, plonger son regard dans celui de bébé, observer les petits mouvements de son visage ou de son corps et les commenter ou les imiter, sourire quand il sourit, regarder ce qu’il nous montre, nommer les objets qu’il pointe, lui chanter des berceuses, lui raconter des histoires, répondre à ses babillages… BON A SAVOIR Bébé a besoin de sentir qu’il peut compter sur nous. Si on ne répond pas aux signaux de son bébé, ou qu’on y répond de façon irrégulière, incohérente ou inappropriée (négligences, violences…), cela peut perturber le bon développement de son cerveau. A plus long terme, cela peut impacter son apprentissage, son comportement et sa santé. C'EST VOUS QUI LE DITES « J’adore sentir mon bébé bouger quand je pose la main sur le ventre de ma femme. J'ai l’impression qu’il essaie de communiquer avec moi et qu’on commence à créer un lien. » (Thomas, 32 ans, futur papa) C’EST VOUS QUI LE DITES « Quand je donne le bain à ma fille, je cite les parties de son corps au fur et à mesure que je les savonne. Et maintenant elle commence aussi à les dire à sa façon. Lui donner le bain, c’est vraiment plus que la laver ! » (Ingrid, 27 ans) C'EST VOUS QUI LE DITES « Je n’ai presque pas acheté de jouets pour mon fils à sa naissance mais on ne s’ennuie pas, au contraire. J’adore le mettre sur mes genoux et faire « à dada », lui chanter des comptines en mimant avec mes doigts, ou tout simplement faire encore et encore le caché-coucou. » (Salomé, 28 ans) C'EST VOUS QUI LE DITES « Je fais participer mon petit aux tâches ménagères autant que possible. Quand je passe l’aspirateur, je lui donne la balayette, il essaie de me suivre avec. Quand on fait les courses et pour que ce soit un meilleur moment pour nous 2, je lui commente tout ce que j’achète. Il adore ! » (Nadia, 34 ans) C'EST VOUS QUI LE DITES « J’avais du mal à savoir quoi faire avec ma fille quand je la gardais tout seul, j’avais le nez dans mon portable la plupart du temps. Depuis que j’ai appris que les échanges avec moi sont bons pour sa santé, je cherche beaucoup plus à jouer avec elle, à la faire rire, ou juste à lui expliquer ce que je suis en train de faire… et je me sens beaucoup plus connecté à elle depuis » (Yassine, 36 ans) ON Y PENSE On peut retrouver sur le site Mpedia des infographies très claires sur le sujet des interactions et de l’attachement : comment communiquer avec bébé, comment créer des liens au quotidien, comment les échanges façonnent l’avenir de bébé. Voir cette vidéo d'une minute sur l'importance des interactions parent-bébé (programme M6 parrainé par Santé publique France)

Devenir parent

Nouvelle vie avec bébé

un père tient son nouveau-né dans les bras

Une nouvelle vie de parent

Certaines situations rendent souvent la parentalité difficile à vivre : Quand nos liens avec nos propres parents sont difficiles ou inexistants ; Quand on a une maladie, une dépression ou que bébé a des problèmes de santé ; Quand on vit une situation stressante ou qu’on est victime de violence ; Quand on est peu entouré, ou isolé. Quand on se sent trop en difficultés dans sa nouvelle vie de parent, il ne faut pas hésiter à en parler et à demander de l’aide.

Découvrir son enfant

Relation parent-enfant

un nourrisson qui pleure dans les bras d'un homme

Les pleurs de bébé

Quand bébé pleure, on ne sait pas toujours comment s’y prendre pour l’apaiser. Comprendre les pleurs de son enfant peut nous aider à mieux y répondre. Pourquoi bébé pleure-t-il ? Les bébés nous expriment leurs besoins avec leurs mimiques, leurs gestes, leur voix, mais aussi avec des pleurs. Un bébé ne pleure donc pas pour nous embêter, ou par caprice, mais parce qu’il a besoin de quelque chose : c’est une de ses façons de demander notre attention. Quand faut-il s'inquiéter de ses pleurs ? Que l’on se rassure, la plupart du temps, les pleurs de bébé n’indiquent pas un problème de santé. Mais parfois, bébé peut pleurer parce qu’il a mal quelque part. En général on finit par reconnaître ce type de pleurs. Ils s’accompagnent d’autres signes comme un ventre tendu, un bébé qui se tortille ou au contraire ne bouge pas comme d’habitude, qui ne mange pas ou ne dort pas, qui se frotte l’oreille, vomit, ou a de la fièvre…. Si c’est le cas on n’hésite pas à appeler le médecin, voire le 15 s’il y a des signes inquiétants. Doit-on laisser bébé pleurer ? On entend parfois qu’il faut laisser pleurer bébé pour qu’il se calme tout seul. C’est une idée fausse ! Quand bébé pleure, il a besoin que ses parents répondent rapidement et calmement. On peut le prendre dans ses bras, le consoler et répondre au besoin qu’il a voulu exprimer. Grâce à cette réaction, bébé se sent aimé et en sécurité, il prend confiance en nous. Cette confiance lui crée des repères et l’aide à se construire. En plus, on se rend souvent compte que bébé est plus facile à calmer quand on réagit dès qu’il commence à pleurer. Comment apaiser un bébé qui pleure ? Pour apaiser bébé, mieux vaut être d’abord soi-même tranquille et calme. Si on se sent énervé, on prend un petit temps pour soi avant de s’occuper de bébé. Ensuite, on peut chercher à comprendre pourquoi il pleure. Il peut avoir faim, sommeil, chaud, mal quelque part ou la couche pleine. A force d’observer bébé, on pourra reconnaître ses pleurs, et répondre au besoin qu’il exprime. Mais la plupart du temps bébé a simplement besoin de réconfort, de tendresse et d’attention. Le prendre tendrement contre notre poitrine, en l’entourant doucement de nos bras et de nos mains, permet souvent qu’il se sente en sécurité et commence à s’apaiser. On peut aussi, par exemple, essayer de : Le bercer, lui faire un câlin. Rechercher un environnement calme et diminuer les sources de lumière. Lui parler ou chantonner pour lui doucement, tendrement. Chanter en le tenant contre notre poitrine. Le masser, le caresser. Le placer en peau à peau contre nous s’il est tout petit. Bouger avec lui ou le promener. Le placer à plat ventre sur notre avant-bras, son dos contre notre ventre, sa tête dans le creux de notre coude et notre main entre ses jambes. C’est souvent une position apaisante pour le petit bébé, et qui peut le soulager en cas de mal de ventre. Comment faire quand on n'en peut plus de ces pleurs ? On peut parfois être exaspéré et, malgré tout notre amour pour bébé, penser à le secouer pour qu’il arrête de pleurer. Il n’y a pas de honte à se sentir dépassé par la situation, envahi par les émotions négatives, à perdre ses moyens et avoir ce type de pensées. Mais secouer bébé peut le laisser handicapé à vie, voir le tuer. Pour éviter les drames, et si personne n’est là pour prendre le relai, le bon réflexe est de se mettre en retrait pour se calmer soi-même. Pour cela, on commence par mettre bébé en sécurité dans son lit, en le couchant sur le dos et sans objet autour de lui. Puis on s’isole un moment en essayant de se concentrer sur sa respiration jusqu’à ce qu’elle devienne plus régulière et ralentisse. On peut aussi bouger un peu, faire quelques pas ou quelques mouvements. Ou simplement prendre un grand verre d’eau... L’important, c’est de se consacrer un moment à soi-même, pour retrouver ses esprits. Quand c’est possible, on passe le relais à l’autre parent, ou à un autre adulte. On peut aussi essayer de parler à un proche ou un voisin en qui on a confiance pour obtenir un soutien. ON Y PENSE Les pleurs de notre bébé peuvent être très angoissants et difficiles à vivre, surtout quand la fatigue s’accumule. Avant d’être totalement épuisés, il ne faut pas hésiter à consulter le médecin ou le centre de PMI et à demander de l’aide. Pour se rappeler facilement les différentes raisons qui peuvent faire pleurer bébé, on peut garder à portée de main cette infographie de Mpedia. LE SAVIEZ-VOUS ? C’est autour de l’âge de 6 semaines que les bébés pleurent le plus. Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures chaque jour. Les pleurs diminuent ensuite avec le temps. BON A SAVOIR Lorsque bébé pleure très fort ou se met en colère, on peut avoir envie de s’énerver. Pourtant, les cris et les mots durs comme « tu n’es pas gentil », « arrête de pleurer » ne l’aideront pas à se calmer. Au contraire, cela peut provoquer de l’anxiété chez l’enfant et lui faire perdre confiance en lui. BON A SAVOIR On peut aussi appeler un service d’aide à distance : "Allô enfance en danger" au 119, 24/24, 7/7, ou "Allô parents bébé" au 0.800.00.34.56 du lundi au vendredi (10h-13h ; 14h-18h). La pratique de la méditation diminue l’anxiété. Elle permet de mieux vivre les situations difficiles et les émotions négatives. Pourquoi pas essayer, avant même la naissance de bébé ? Avec un peu d’entraînement, cela peut nous aider au quotidien. Par exemple pour faire face aux pleurs de bébé et réussir à retrouver son calme.

Agir sur son environnement

Sources d'exposition

une femme devant un professionnel en blouse blanche

L'environnement professionnel des futurs parents

Pendant la grossesse, d’autres éléments sont aussi à prendre en compte pour la future mère : sa capacité physique, notamment pour porter des choses lourdes ; sa santé mentale, en cas par exemple de harcèlement ou de violence au travail. Comment les identifier ?

Découvrir son enfant

Relation parent-enfant

Adulte en train de parler à un enfant de 2 ans, visages à niveau.

Poser des limites à son enfant

Quand notre enfant grandit, qu’il commence à marcher et à s’affirmer, c’est souvent le moment des premiers conflits. Poser des limites de façon ferme et bienveillante nous aidera à gérer ou à éviter ces situations difficiles. Pourquoi poser des limites à notre enfant ? Les enfants ont besoin d’un cadre et de limites. Cela permet d’assurer leur sécurité physique car les jeunes enfants n’ont pas conscience des dangers qui les entourent. Ces règles sont aussi rassurantes et sécurisantes, surtout quand elles sont appliquées avec constance. Cela donne des repères aux enfants. Comment poser ses limites ? On peut réfléchir très tôt à ce que l’on veut transmettre et apprendre à notre enfant : quelles valeurs veut-on partager ? Quel adulte aimerait-on qu’il devienne ? On peut discuter à deux de ce qui est important pour nous. Au moment des premières crises, cela nous aidera à fixer nos limites clairement et à réagir de façon ferme et constante. Mettre en place des routines permet aussi de poser un cadre sécurisant dans lequel chacun a ses repères. Bien sûr, rien n’est figé : notre expérience avec bébé va aussi faire évoluer ce cadre. Il ne faut pas hésiter à répéter les règles que l’on a fixées, car un enfant ne peut pas comprendre et respecter les interdits. Il a besoin de temps pour comprendre ce qu’on attend de lui. Faut-il s’adapter au tempérament de son enfant ? Chaque enfant a sa propre personnalité, qui influence son comportement, ses relations, les émotions qu’il ressent et exprime. Observer et communiquer avec son enfant nous permet de découvrir sa personnalité unique. En étant connecté à notre enfant, on peut alors ajuster nos comportements et nos pratiques pour mieux l’accompagner. Quel que soit le tempérament de son enfant, en étant chaleureux et rassurant, on l’aide à en tirer le meilleur parti. Que faire si le comportement de notre enfant ne nous convient pas ? Si notre enfant a un comportement avec lequel nous ne sommes pas d’accord : On peut lui expliquer clairement et fermement notre désaccord : « Je vois que tu fais ça. Je ne suis pas d’accord. On va faire autrement ». On évite de juger et de critiquer son enfant pour ne pas le blesser. On peut essayer de diriger son attention vers autre chose pour éviter le conflit. Par exemple, on lui propose un autre jouet ou une autre activité. Comment réagir face aux crises d'un enfant ? Parfois, il arrive que notre enfant soit très en colère : il pleure, se roule par terre, tape ou mord. Dans ces moments, on ne le comprend pas toujours, on peut avoir honte en public, se sentir agressé, en colère… Il faut savoir que notre enfant ne cherche pas à nous embêter ou à nous manipuler. Alors quand une crise arrive : On prend quelques secondes pour se calmer, respirer, et prendre conscience de nos propres émotions. Cela nous aidera à ne pas réagir de façon blessante ou violente. On essaie de se mettre à sa place pour comprendre son émotion. Cela peut être de la colère, de la tristesse, de la peur. Cela nous aidera à mettre des mots sur ce qu’il traverse : «Es-tu en colère car maman a dit non ?», « Es-tu triste car nous devons partir ? » plutôt que de minimiser ses ressentis en affirmant que « ce n’est rien ». On lui propose un câlin, on le prend dans nos bras. Cela lui montre que ses besoins sont importants, et donc renforce sa confiance en nous et en lui. C’est pour cela qu’il vaut mieux éviter de le gronder ou de le laisser pleurer et se calmer seul. Cela ne veut pas dire qu’on va céder à toutes ses demandes. Par exemple, s’il fait une grosse colère pour avoir des bonbons, le câliner ne signifie pas qu’on va lui donner des bonbons, mais va l’aider à traverser ce moment difficile pour lui. Une fois la colère passée, on peut essayer de retrouver ce qui l’a déclenchée. Quand on comprend les raisons qui motivent les colères, on arrive mieux à contrôler la situation sans perdre notre calme quand elles se reproduisent. On sait maintenant que les fessées, les paroles dévalorisantes, les menaces perturbent le développement de l’enfant. Ces pratiques sont interdites par la loi. BON A SAVOIR Les traits de caractères se développent très tôt dans la vie. Quand on a plusieurs enfants, on se rend compte à quel point ils sont différents ! Il y a les actifs et les calmes, les téméraires et les craintifs, les émotifs, les enjoués ou les boudeurs… Ce tempérament peut évoluer en fonction des expériences et des relations, sans changer complètement. EN BREF On peut mettre hors de portée les objets dangereux ou ceux auxquels on ne veut pas que notre enfant touche, cela évitera bien des disputes. BON A SAVOIR Il faut du temps à un enfant pour apprendre à se calmer seul ou à supporter une frustration sans explosion de colère ou de tristesse. Jusqu’à 3 ou 4 ans par exemple, le cerveau d’un enfant n’est pas assez mature pour cela. Il en sera capable vers l’âge de 5 ou 6 ans. En attendant, il aura besoin de notre compréhension.